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mardi 26 février 2013

Coquard va déjà trop vite


Crédit : lejdd.fr
Coquard, ce nom ne vous dit-il rien ? Ce n'est pas le bleu situé au niveau de l’œil lorsque vous prenez un coup, ni l'insigne de couleur, si chère aux révolutionnaires. Rien de tout ça, juste un jeune phénomène du monde du cyclisme qui ne tardera pas à éclore au plus haut niveau, si ce n'est déjà fait.







Crédit : sport.fr
En l'espace d'un an, Bryan Coquard, est devenu la nouvelle coqueluche du cyclisme français. Sa médaille d'argent à l'omnium aux Jeux Olympiques de Londres juste derrière le danois Hansen en était les prémices. Une performance du jeune cycliste de 20 ans, qui n'est pas passé inaperçu devant le grand public français mais est surtout venu confirmer tout le talent d'un petit phénomène. Pas rassasié, celui qui portait les couleurs du club formateur Vendée U et ensuite aller chercher une seconde place aux Mondiaux, après avoir pourtant coupé juste après les JO. Performance remarquable qui rappelle celle d'un certain Arnaud Demare, champion du monde,il y a moins de deux ans. Alors que ce dernier s'est déjà fait un nom dans le sprint international, le pensionnaire d'Europcar n'a pas encore ce statut, mais patience, car le bolide vert progresse très vite, trop vite.
Une entrée réussie
Crédit : fr.teameuropcar.com
Engagé pour sa première course 2013 sur le Tour de Bessège, il n'a pas fallu beaucoup de temps pour que le néo-pro enlève sa première victoire en professionnelle. Avec un démarrage fulgurant et une pointe de vitesse hors-norme, le lutin français (1m69) s'est offert le luxe de remporter deux étapes et tout ça haut la main. De quoi se poser certaines questions sur le potentiel impressionnant du sprinter français.
 Demare-Bouhanni-Coquard, même combat ?
Crédit : rmcsport.fr
 La comparaison avec ses concurrents français de la FDJ, Bouhanni et Demare peut être faite. L'un champion de France, l'autre vainqueur de sa première classique pour sa première année professionnelle (GP de Hambourg), les deux jeunes sprinters ont déjà fait une année hors-norme et s'impose déjà comme le renouveau hexagonale. Pourtant, Bryan re-bouleverse toute la hiérarchie fraichement établit tant sa facilité dans les sprints est déconcertante malgré son manque d'expérience. Et avec un lieutenant comme Sébastien Chavanel pour le seconder, on ne voit pas comment il pourrait s’arrêter là. Un trio qui pourra concurrencer nos amis allemands et sa légion de sprinter (Greipel, Kittel, Degenkolb, Kluge...).
Un avenir tout tracé ?
 Il reste cependant quelques étapes à franchir avant, par exemple, de se frotter à Cavendish ou Greipel. Il va falloir qu'il engrange les courses plus tactiques, musclés, longues et vallonées pour pouvoir vraiment définir son niveau et passer un cap. Mais avec les capacités entrevues aux JO de Londres on ne voit pas comment l'année 2013 ne pourrait ne pas lui sourire. Surtout lorsqu'on voit ses derniers sprints au tour du Langkawi (Malaisie), où esseulé, il finit deuxième à quelques encablures de l'intouchable Théo Bos (Blanco) après être parti de loin. Une performance qui en dit long, mais patience.  Ces résultats ont tout de même tapé dans l’œil de certains spécialistes du cyclisme qui voit en liu un nouveau futur grand. Espérons tout de même qu'il ne tape pas trop fort, au vue de se retrouver avec un...
Crédit : top-news.fr
Blague à part, Bryan Coquard sera assurément un cycliste à suivre cette saison, et les saisons à venir. Et pour pourquoi pas, remplacer un certain Laurent Jalabert, dernier sprinter français à avoir remporté le maillot vert (1995), une éternité.

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