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dimanche 3 mars 2013

Paris-Nice a-t-il pris un coup de froid ?


Crédit : culturevelo.com
Cette année, la course au soleil a changé de statut, par son parcours, plus montagneux, mais surtout par son plateau, beaucoup moins clinquant que les années précédentes. Pas de Contador, Froome, Evans, Nibali, Cavendish, Greipel tous partis chez les voisins italiens du Tirreno-Adriatico. Et le tenant du titre, Wiggins n'est inscrit sur aucune des deux courses. Surprenant d'autant plus que la première course par étape World Tour de l'année était plutôt habitué aux premiers rôles. 




La disparition des têtes d'affiches
Crédit : bergamosera.com
Il est vrai que depuis quelques années, Paris-Nice était devenu une course de rouleur-grimpeur, se résumant souvent à un contre la montre puis une course maitrisée par le vainqueur, en témoigne les derniers vainqueurs (Wiggins, Martin, Luis Leon Sanchez). Mais de là à ce que les leaders des équipes World Tour sèche la course française, il y a comme une incompréhension. Même si le parcours s'est durci, comme son aîné Tour de France cela ne comble pas son déficit perdu depuis plusieurs années. Lequel ? D'abord, si l'on regarde les derniers vainqueurs du Tirreno-Adriatico, concurrente de Paris-Nice, on remarque que la course italienne a connu un tournant lui plus montagneux, avec la victoire des Nibali, Garzelli, Scarponi et Evans. Une renommée qui a attiré les leaders du peloton pour se frotter aux sommets transalpins. Mais surtout, ce sont les courses italiennes qui se déroule juste avant la course par étape qui nuit à Paris-Nice : Strade Bianche, Roma Maxima... Des noms qui amènent toutes les têtes d'affiches et qui continuent sur leur lancée en s'inscrivant au Tirreno-Adriatico. En France, il n'y a pas de belle course avant, le Tour du Haut Var étant trop éloigné pour servir de tremplin à Paris-Nice.

Un plateau homogène
De toute façon, pas besoin de tête d'affiche pour faire un Paris-Nice réussi. De Gendt, Van Garderen, Porte, Westra, Rui Costa, Gesink, Gerrans, Gilbert et consort sont pourtant des coureurs loin d'être le derniers de la classe. Un plateau assez homogène, qui rendra cette édition 2013 à défaut d'attrayante, palpitante. Il y aura bagarre jusqu'au bout, et celui qui arrivera à trouver le futur vainqueur est bien malin.

Un prologue surprise ?
Crédit : lexpress.fr
En attendant nos petits français vont pouvoir briller à domicile. La victoire de Damien Gaudin lors du prologue ouvre la voie à une course bleu-blanc-rouge. Pour rappel, le coureur d'Europcar est loin d'être inconnu au bataillon. Venu de la piste et spécialiste du chrono et des classiques pavés (vainqueur de Paris-Roubaix espoirs), le jeune coureur de 26 ans a su s'imposer là où il est le plus fort, dans les petits prologues, et finir devant Chavanel n'est pas une surprise loin de là, mais une confirmation. Il faut être objectif, il y a très peu de chance pour qu'un français succède à Laurent Jalabert au palmarès des vainqueurs de Paris-Nice, mais on peut avoir des espoirs sur de bonnes places, même si les deux grands locomotive des courses par étape que sont Pinot et Rolland sont absents. Allez, misons déjà sur un nouveau succès (Bouhanni demain ?) et on sortira content après la traversée du désert qu'a connu le France ces dernières années.




Mes favoris :
*** De Gendt
** Costa
* Peraud

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