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| Crédit : culturevelo.com |
Cette année, la course au soleil a changé de statut, par son parcours,
plus montagneux, mais surtout par son plateau, beaucoup moins clinquant que les
années précédentes. Pas de Contador, Froome, Evans, Nibali, Cavendish, Greipel
tous partis chez les voisins italiens du Tirreno-Adriatico. Et le tenant du
titre, Wiggins n'est inscrit sur aucune des deux courses. Surprenant d'autant
plus que la première course par étape World Tour de l'année était plutôt
habitué aux premiers rôles.
La disparition des têtes d'affiches
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| Crédit : bergamosera.com |
Il est vrai que depuis quelques années, Paris-Nice était devenu une course
de rouleur-grimpeur, se résumant souvent à un contre la montre puis une course
maitrisée par le vainqueur, en témoigne les derniers vainqueurs (Wiggins,
Martin, Luis Leon Sanchez). Mais de là à ce que les leaders des équipes World
Tour sèche la course française, il y a comme une incompréhension. Même si le
parcours s'est durci, comme son aîné Tour de France cela ne comble pas son
déficit perdu depuis plusieurs années. Lequel ? D'abord, si l'on regarde les
derniers vainqueurs du Tirreno-Adriatico, concurrente de Paris-Nice, on
remarque que la course italienne a connu un tournant lui plus montagneux, avec
la victoire des Nibali, Garzelli, Scarponi et Evans. Une renommée qui a attiré
les leaders du peloton pour se frotter aux sommets transalpins. Mais surtout,
ce sont les courses italiennes qui se déroule juste avant la course par étape
qui nuit à Paris-Nice : Strade Bianche, Roma Maxima... Des noms qui amènent
toutes les têtes d'affiches et qui continuent sur leur lancée en s'inscrivant
au Tirreno-Adriatico. En France, il n'y a pas de belle course avant, le Tour du
Haut Var étant trop éloigné pour servir de tremplin à Paris-Nice.
Un plateau homogène
De toute façon, pas besoin de tête d'affiche pour faire un Paris-Nice
réussi. De Gendt, Van Garderen, Porte, Westra, Rui Costa, Gesink, Gerrans,
Gilbert et consort sont pourtant des coureurs loin d'être le derniers de la
classe. Un plateau assez homogène, qui rendra cette édition 2013 à défaut
d'attrayante, palpitante. Il y aura bagarre jusqu'au bout, et celui qui
arrivera à trouver le futur vainqueur est bien malin.
Un prologue surprise ?
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| Crédit : lexpress.fr |
En attendant nos petits français vont pouvoir briller à domicile. La
victoire de Damien Gaudin lors du prologue ouvre la voie à une course
bleu-blanc-rouge. Pour rappel, le coureur d'Europcar est loin d'être inconnu au
bataillon. Venu de la piste et spécialiste du chrono et des classiques pavés
(vainqueur de Paris-Roubaix espoirs), le jeune coureur de 26 ans a su s'imposer
là où il est le plus fort, dans les petits prologues, et finir devant Chavanel
n'est pas une surprise loin de là, mais une confirmation. Il faut être
objectif, il y a très peu de chance pour qu'un français succède à Laurent
Jalabert au palmarès des vainqueurs de Paris-Nice, mais on peut avoir des
espoirs sur de bonnes places, même si les deux grands locomotive des courses
par étape que sont Pinot et Rolland sont absents. Allez, misons déjà sur un nouveau
succès (Bouhanni demain ?) et on sortira content après la traversée du désert
qu'a connu le France ces dernières années.
Mes favoris :
*** De Gendt
** Costa
* Peraud
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