Comme on le pressentait, Paris-Nice sans tête d'affiche n'a pas été à la
hauteur de ces éditions précédentes, un plateau amoindri et un
parcours pas assez dur n'ont pas permis à se Paris-Nice de rentrer dans les
annales, mais on peut en tirer quelques enseignement.
La Sky intouchable
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| Crédit : VeloNews |
Engagé avec comme leader, l'Australien Richie Porte, ancien meilleur jeune
du Tour d'Italie 2010 avec sa 7ème place au général, bien aidé il est vrai par
une échappée au long cours arrivée avec 12 minutes d'avance. Par la suite,
l'ancien coureur de la Saxo Bank s'est plutôt fondu dans la peau d'équipier
modèle lorsque la course s’élève, étant la dernière rampe d'Alberto Contador au
sein de l'équipe dirigé par Bjarne Riis. C'est pour la première fois sur une
course par étape que le transfuge de Sky était amené à porter le statut de
leader. Une inauguration plutôt réussi puisque Avec sa victoire au sommet du
Col de la Lure, il a récupérer le maillot jaune de Talansky (une surprise qui
n'en est pas une, voir par ailleurs) et devrait s'adjuger la 70ème édition de
Paris-Nice.
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| Crédit : SuiPedali |
Une performance étonnante pour la seconde équipe du team anglais,
la première étant engagée sur le Tirreno-Adriatico. Pendant que Froome et
compagnie gagnait comme convenu sur la course italienne, Porte et ses
coéquipiers s'amuse en France. Une possibilité pour cette équipe de remporter
les deux premières courses par étapes de l'année, une performance qui ne
s'était pas réalisé dans les années 2000. Preuve que la méthode Sky est
implacable. Premièrement, une préparation des plus sophistiqués avant la
course, ensuite, une coordination impeccable et une locomotive qui monte au
train et annihile toute tentative d'échappé devenu alors vaine. Et lorsque le
moment se fait le plus propice, comme un papillon quitte son cocon, le leader
incontesté se déploie et va cueillir le fruit d'un travail effectué
impeccablement. Une tactique, qui continue de marcher sans son chef de file
Wiggins. Mais pour cela, il faut avoir l'effectif pour, et celui pléthorique de
SKY le permet largement. Comment arrêter cette machine qui pourrait être le
tube de cet été tant la domination incessante de l'équipe de David Braislford
sera difficile à contrer lors du prochain Tour de France promis au Kenyan.
Entre surprise et déception
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| Crédit : LaVoixDuNord |
Si suspense il n'y a plus, surprise et déception il y a eu. Les
déceptions sont légions, tout d'abord parce que mes principaux favoris n'ont
pas tenus la cadence, mais ceci est une déception personnelle. La plus grosse
reste celle de Robert Gesink. Le néerlandais est méconnaissable depuis ces
échecs au Tour de France. Promis à un bel avenir, le coureur de Blanco est à la
peine dès que la route s’élève, surtout lorsque les course se déroule en France.
Dorénavant, il n'est plus placé comme un outsider pour Juillet prochain, un peu
comme un certain Andy Schleck. Une autre déception pour moi c'est Joaquin
Rojas, le second au classement du maillot vert lors du Tour de France 2011
déçoit. Deux fois le profil des étapes pouvaient lui convenir, mais deux fois
il a échoué, et assez loin. Mais à Nice, là où il échoua à la 3ème place, on a
vu poindre la plus belle surprise de la semaine et la victoire de Sylvain
Chavanel au... sprint. Oui vous avez bien entendu, au sprint, c'est à n'y rien
comprendre, mais la forme actuel du français pourrait lui permettre d'accrocher
une bonne place au général pour retrouver le podium trois ans après, mais aussi
d'accrocher quelque chose qui lui trotte dans la tête depuis sa deuxième place
en 2011 derrière Nick Nuyens, une victoire dans le Tour des Flandres. Sa
victoire lui permet de se retrouver au pied du podium avant le chrono final,
derrière un l'ancien maillot jaune et très talentueux Andrew Talansky.
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| Crédit : Vélo101 |
Certains l'ont découvert lors de sa victoire au sprint lors de la 3ème
étape, mais l’américain est loin d'être un novice. Déjà 7ème lors de la Vuelta
2012, il confirme, certes dans un plateau moins fourni, ses talents entrevue
lors du dernier Tour de Romandie, ou il finissait deuxième derrière un certain
Sir Bradley Wiggins, qui n'était pas encore Sir d'ailleurs.
En attendant, la victoire finale se jouera comme prévu dans le chrono au Col
d'Eze, un final somptueux mais qui ne changera rien. Paris-Nice aura connu
cette année un coup de moins bien. Il va falloir redresser la barre dès l'année
prochaine, avec pourquoi pas des arrivées un peu plus durci, ou des étapes
innovantes. Il faudra taper fort en tout cas pour les organisateurs afin de ne
pas voir la course tomber au même niveau que le Tour de Pologne ou de l'Eneco
Tour par exemple.
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