Lorsque que l'on apprenez que le récent vainqueur du Tour de France et champion Olympique du contre la montre avait pour objectif de remporter le Giro 2013, il n'en fallait pas plus pour dire que celui-ci pourrait être plié d'avance. Un parcours avec des chronos avantageant l'homme aux rouflaquettes prêtait à ce genre de commentaires. Pourtant, le début d'année du protégé de Sky, presque fantomatique nous a fait changé d'avis. De plus, il semble qu'il n'est plus en odeur de sainteté dans son équipe, après être réfuté par son manager Dave Braislford lorsque celui-ci voulait tenter le doublé Giro-Tour, en assurant que le leadership échouerait à Chris Froome, son coéquipier, Rigoberto Uran, deuxième actuellement du général, et peut être lassé de ronger son frein, souhaite accrocher une belle place sur le podium. Enfin, le temps perdu à cause d'une chute lors de la 4ème étape ne lui ressemble pas. Et si Sir Wiggins n'était pas bien ?
Ce deux hommes sont donc largement attendus, mais ne sont pas les seuls sur la route, et le duo pourrait se transformer en duo si Ryder Hesjedal, le tentant du titre continue sur ses performances entrevues à Liège-Bastogne-Liège et sont très bon début de Giro. Avec une équipe moins redoutable qu'Astana et Sky, il pourrait tirer son épingle du jeu lorsque Nibali et Wiggins se regarderont et profiter du duel tant attendu pour s'imposer un peu à la surprise général, comme l'année dernière.
D'autres surprises pourraient apparaitre dans ce Tour d'Italie, et notamment le jeune Intxausti, encore méconnu du grand public, mais qui à les capacités pour accrocher un top 5 voir le podium si il hausse ses performances lorsque la route grimpe. Bien entouré dans son équipe, il fait office d'inconnu dans la course au podium. Derrière, Rigoberto Uran, qui a annoncé la couleur en interview dernièrement pourrait bien s'accrocher au première place en suivant son leader en montagne, voir le dépasser en cas de défaillance, comme lors de la Vuelta 2011, et la passation de pouvoir entre Wiggins et Froome. Attention aussi à l'incroyable Santambrogio, intenable ces derniers temps, le transfuge de BMC s'est épanoui dans sa nouvelle équipe, Vini Fantini. Cependant, sa faible capacité dans les chronos ne fait pas de lui un candidat crédible au podium, mais une place dans les 5 premiers, à domicile, pourraient largement contenter le renouveau de l'italien.
Enfin, un tryptique de potentiel outsider se détache, avec Scarponi, Evans et Gesink. Le premier est en forme mais parait trop juste, au vue de son âge et des chronos à venir pour aller chercher une victoire finale. Le second, est dans une phase descendante et ne fera que de la figuration dans ce Tour d'Italie, sauf si il retrouve la forme du Tour 2011. Enfin, l’éternel favori Gesink se cherche encore depuis ses nombreux déboires et se contenterait d'une place dans les 10 pour mettre fin à sa malchance dans les courses de trois semaines depuis quelques années.
Coté français, le duo Betancur-Pozzovivo d'AG2R pourrait bien exploser en montagne, mais leur faculté en contre le montre et leur retard déjà au classement est préjudiciable dans un Giro roulant. Enfin, le seul français pouvant accrocher une place au général, Jeanesson qui a déjà perdu Casar, souffre de la concurrence du sprinter Bouhanni et son train, et doit se débrouiller seul lorsque la route s’élève. Un top 20 ou15 serait miraculeux au vu des difficulté qu'il rencontre.
Ce Giro Di Italia nouveau cru, s'avère meilleur que les années précédente avec un plateau relevé et su suspense quand au déroulement de cette course. Un suspense qui pourrait prendre un coup samedi, lors du long contre la montre de 55km où les écarts seront conséquents.
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