En l'espace d'une étape, tout a chaviré ou presque. On pensait l'anglais imbattable, et pourtant il a chancelé. Au point que les doutes émis en début de semaines ont été dissipé, le lauréat du dernier Tour de France n'est pas au mieux en Italie.
Tombé en début de semaine, lâché sur les premières pentes grimpées comme un bolide pas Hansen, et connaissant des problèmes mécaniques sur sa spécialité, le contre la montre, Bradley Wiggins n'a plus la pancarte d'ultra-favori et pourrait même passer par le clan des déceptions.
Certes, il est loin d'être distancé au classement, mais avec ce début de semaine qui lui convenait, beaucoup disait que Wiggins aurait une avance déjà insurmontable. Il n'en est rien, décevant lors du contre la montre et décramponné lors de la 7ème étape, le voilà distancer par son plus grand rival, Vincenzo Nibali, qui parait plus que jamais, en posture de s'imposer cette année. A l'attaque plusieurs fois dans la semaine, l'Italien possède déjà plus d'une minute d'avance sur Bradley et aurait pu en compter plus si il n'était pas tombé lors de sa descente faramineuse vers Pescara.
Cette fois, la course au titre est lancée, car il n'y aura que peu d'étape plate, et toutes les étapes seront importantes si les leaders continuent dans leur envie de début de semaine avec prise de risque et sensation. Comme l'an dernier, le Giro pourrait être plus intéressant à suivre que le Tour de France, il faudra faire attention cher amis français à ne pas voir basculer le gratin du cyclisme mondial de l'autre côté des Alpes.
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